Posted on: 17 mai 2021 Posted by: Xavier Comments: 0
role de la comptabilite analytique

La comptabilité analytique est une discipline qui puise ses ressources dans la comptabilité générale.

Les données de la comptabilité générale, notamment les coûts, constituent une matière d’analyse pour la comptabilité analytique. A cet effet, la comptabilité analytique constitue un véritable outil de bonne gestion et de bonne gouvernance pour l’entreprise.

De point de vue légal, la tenue d’une comptabilité analytique n’est pas une obligatoire, mais elle est d’une importance primordiale pour toute entreprise en quête de meilleures performances et d’une rentabilité optimale.

Lire cet article sur la : Présentation de la comptabilité analytique

A quoi sert la comptabilité analytique ?

La comptabilité analytique représente un outil de gestion indispensable pour toute entreprise cherchant à évoluer sûrement et efficacement.  Elle permet aux dirigeants de prendre des décisions éclairées et d’opérer, le cas échéant, des transformations qui débouchent sur la rentabilité d’un tel poste, d’un tel service ou de toute l’entreprise.

La comptabilité analytique participe en fait à la bonne gouvernance de l’entreprise puisqu’elle offre les moyens de contrôle et d’analyse des coûts. Elle sert à l’identification des coûts des différentes fonctions dans l’entreprise, à savoir les coûts de l’approvisionnement, de la production, de la commercialisation et de la distribution. De l’autre côté, c’est un outil de vérification et d’estimation de certains composants du bilan comme les stocks.

comptabilite analytique

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Le rôle de la comptabilité analytique

 

En aidant à l’identification exacte de la rentabilité de chaque produit ou poste dans l’entreprise, la comptabilité analytique offre aux dirigeants la possibilité d’avoir recours, en temps réel, à des informations ciblées qui leur facilitent une prise de décision bien réfléchie et donc efficace.

La comptabilité analytique se veut toujours neutre et objective. Ce faisant, elle s’appuie sur des critères d’évaluation clairement établis par la direction de l’entreprise, comme pour l’évaluation des stocks. Elle constitue un socle qui permet de juguler les problèmes de coûts, de tenir les prévisions, de bâtir les budgets, de suivre leurs réalisations et d’expliquer les éventuels décalages qui s’en suivent.

Tenue de la comptabilité analytique

La comptabilité analytique est en soi plusieurs méthodes de calcul de coûts dont nous citons :

La méthode des coûts complets

Cette méthode repose sur la distinction fondamentale entre les charges directes et les charges indirectes, lesquelles charges se divisent en charges incorporables et en charges non-incorporables à l’instar des charges exceptionnelles et des charges qui n’ont pas de rapport avec l’activité courante de l’entreprise et charges incorporables.

Les charges directes s’attribuent directement au coût du produit concerné, alors que les charges indirectes se répartissent entre plusieurs produits suivant des calculs préalables propres à des centres d’analyse comme l’approvisionnement, la production, la commercialisation, la distribution, etc.

La méthode des coûts complets

 

La méthode des coûts partiels

Cette méthode est fondée sur la distinction entre charges variables et charges fixes ce qui permet de calculer :

  • La marge sur coûts variables: constitue la différence entre chiffre d’affaires et coûts variables. Autrement dit c’est la partie non-consommée du chiffre d’affaires qui permet de couvrir les charges fixes et, éventuellement, de réaliser un bénéfice.
  • Le seuil de rentabilité (Charges fixes annuelles / taux de marge sur coûts variables) : Ça représente le chiffre d’affaires minimum à réaliser pour ne pas perdre et qu’à partir duquel l’entreprise commence à réaliser éventuellement des bénéfices.

La méthode du direct costing

C’est une méthode sollicitée par les entreprises aux activités et produits multiples. Cela suppose qu’on ne retient à titre d’affectation que les charges variables spécifiques aux divers produits et que les frais fixes concernés seront transférés en masse.

Le direct costing permet en somme d’apprécier la rentabilité des produits ou des activités sur la base de leur contribution à la couverture des charges fixes totales.

La méthode ABC (Activity Based on Costing)

Comme son nom l’indique, cette méthode se fonde sur la compréhension du coût d’un produit fabriqué. Elle permet d’associer chaque activité au centre d’analyse correspondant.

La méthode des coûts standards

Elle se fonde sur la rationalisation du coût par l’adoption de normes ou de standards. Cette méthode permet d’évaluer la performance des équipes et d’estimer le résultat d’une année par rapport à des normes préétablies. Elle est conçue de façon à permettre l’introduction de mesures correctives en cas de dépassement. L’unique défaut de cette méthode demeure sa rigidité.

La méthode de l’imputation rationnelle

Cette méthode inclut les charges fixes dans un coût au prorata de l’utilisation de la capacité de production qui a nécessité ces charges. Autrement dit, s’il ya utilisation complète de la capacité de production, on inclut dans un coût la totalité des charges fixes s’y afférent, si c’est partiel, l’inclusion n’en sera que partiel.

Dans cette perspective, il appartient aux dirigeants de calculer le coefficient d’imputation rationnelle afin de savoir le niveau d’activité, comme quoi :

  • Coefficient en dessous de 1, équivaut activité basse.
  • Coefficient égal à 1, équivaut activité normale.
  • Coefficient supérieur à 1, équivaut suractivité.

Ce coefficient que l’on applique aux charges fixes, oriente la politique d’ajustement des charges selon le volume de l’activité.

Le point commun entre ces différentes méthodes est qu’elles s’appuient essentiellement sur l’analyse des charges du fait qu’elles sont inextricablement liées à la détermination des coûts finaux.

La comptabilité analytique permet donc à l’entreprise de mettre en place des stratégies mieux adaptées à son environnement socio-économique.

La méthode de l’imputation rationnelle

Vous trouverez en cliquant ici, un lien vers la Circulaire n° 2001-12 du 8 février 2001 relative à « la comptabilité analytique d’exploitation des parcs des directions départementales de l’équipement ». Il s’agit d’un exemple édifiant quant à la tenue de la comptabilité analytique. Et pour en savoir plus, consultez la  guide méthodologique de comptabilité analytique hospitalière.