En matière de risque numérique, l’expert-comptable se trouve souvent en première ligne. Lors d’un arrêt soudain de la facturation, d’un trou d’air dans la trésorerie ou d’un incident critique, c’est vers lui que le dirigeant de TPE ou PME se tourne en priorité. Aujourd’hui, une cyberattaque ne touche plus seulement les grandes entreprises : elle cible de plein fouet les structures de taille modeste.
Pour protéger vos clients et sécuriser leur pérennité, voici les points d’ombre à tirer au clair et les réflexes indispensables à instaurer.
Sommaire
Pourquoi les TPE sont désormais des cibles privilégiées
Contrairement aux idées reçues, les cybercriminels ne cherchent pas uniquement des failles complexes chez les géants du CAC 40. Selon les rapports de Cybermalveillance.gouv.fr et de l’ANSSI, les TPE et PME représentent une part majeure des victimes, principalement en raison de systèmes de défense moins armés.
Les attaques les plus courantes prennent des formes redoutablement simples :
- La fraude au faux fournisseur ou au président : piratage de la messagerie pour modifier un RIB et détourner un virement.
- Le rançongiciel (ransomware) : chiffrement de l’ensemble des données de l’entreprise contre une demande de rançon.
- Le hameçonnage (phishing) : vol d’identifiants de connexion pour s’introduire dans la comptabilité ou la messagerie.
Des conséquences financières concrètes et immédiates
Une cyberattaque n’est pas un simple problème informatique : c’est une crise financière majeure. Pour le dirigeant, l’impact se traduit très vite par des coûts en cascade :
- Un arrêt total ou partiel de l’activité générant une perte d’exploitation directe.
- Des frais de reconstitution des données et de remise en état du parc informatique.
- Des démarches réglementaires lourdes, notamment la notification obligatoire auprès de la CNIL en cas de fuite de données personnelles.
- Des réclamations de tiers (clients ou partenaires) si l’attaque s’est propagée à leur propre réseau.
Les 3 vérifications essentielles à mener avec votre client
Pour évaluer rapidement le niveau de maturité et de protection d’un dirigeant, trois questions clés s’imposent :
- Les sauvegardes sont-elles isolées et testées ? Disposer d’une sauvegarde ne suffit pas : encore faut-il qu’elle soit déconnectée du réseau principal (pour ne pas être chiffrée à son tour) et que sa restauration ait été testée récemment.
- Existe-t-il une double validation des virements ? Une procédure rigoureuse (double signature, confirmation systématique par téléphone sur un numéro vérifié en cas de changement de RIB) bloque la majorité des fraudes au virement.
- Une assurance cyber est-elle en place ? En cas de pépin, ce contrat spécifique prend en charge les frais de gestion de crise, la perte d’exploitation, l’assistance juridique et les dommages causés aux tiers.
L’intérêt d’un courtier pour sécuriser les garanties
Face à la multiplicité des offres du marché, choisir un contrat adapté exige de la vigilance. Les garanties, les plafonds d’indemnisation, les franchises et surtout les exclusions de garanties (exigeant souvent un niveau minimal de sécurité informatique) varient fortement.
Pour naviguer parmi ces conditions complexes et sur-mesure, faire appel à un courtier en assurance cyber permet d’analyser en détail les besoins réels de la TPE et d’obtenir une couverture réactive en cas de sinistre.
En abordant ces sujets de prévention lors de vos points de gestion, vous renforcez votre rôle de conseiller stratégique d’excellence tout en protégeant activement la trésorerie de vos clients.
